nuit_blanche_flyer2C’était chez nous la deuxième édition de la NUIT BLANCHE. Contrairement aux autres villes qui changent chaque année leurs directeurs artistiques, afin de sélectionner (merci Myspace) les artistes et œuvres, pour permettre des sensibilités diverses, AMIENS non.

La raison pour laquelle Amiens penche pour la Nuit blanche est claire, il s’agit de bâtir un événement rassembleur dont Amiens manque pour faire connaître sa ville (C.C.I.). (Comme Nantes ses folles journées, Cannes son festival, Angoulême ses Bd, ou encore la rochelle ses Francofolies… Par manque d’initiative sans doute, d’originalité mais aussi pas opportunité, il a été choisi de faire une nuit blanche, même si ça coute à tous (la disparition d’un carnaval d’Amiens par exemple lol…quoique).

La Nuit Blanche c’est surtout l’opportunité pour Amiens de passer pour une petite capitale auprès d’autres grandes Paris, Berlin, Bruxelles… ca correspond à la politique actuelle de rattacher Amiens en tant que capitale européenne, on l’a pas mal entendue ces dernières années. C’est aussi du populaire plutôt select.

C’est pour ça aussi qu’a la fin de l’année dernière la municipalité a laissé entendre qu’elle pourrait présenter un dossier de candidature pour être capitale européenne de la culture, comme le fut Lille2004. Mais bon une Nuit Blanche c’était un peu limité pour tenir un an, le fait de traiter ça comme un succès dans le JDA n’était pas suffisant non plus.

Il aura fallu attendre un an après cette première édition pour que le courrier picard présente une autre vision de cette manifestation, autre que celle officielle, à travers celle des commerçants (6/10/2007). Celle d'une « immense Beuverie » de la part d’un public très jeune déambulant en groupe dans les rues du centre ville, bière et bouteille à la main, honorant les façades de la cathédrale au gré d’épanchements collectifs.

Un an après les habitudes ne se perdent pas, c’est déjà de la tradition ! faut avouer que c’était un peu la zone. Les yeux les plus experts auront pu croiser le Préfet, monsieur SNCF (je sais plus son nom), et le directeurs de la maison de la culture, en famille qui faisaient le tour des différents lieux en évitant le bouteilles et débris de verre trainant sur le sol ainsi que leurs propriétaires.

On peut reconnaître que l’objectif principal est rempli « La Nuit Blanche est un prétexte à se réunir entre amis » et il y avait du monde. Mais la question qui se pose c’est faire venir du monde, mais pour y faire quoi ?

En effet, des améliorations on pourtant été réalisées, une meilleure occupation de l’espace par des œuvres d’art, plus présentes que l’an dernier mais bon on ne reste pas devant toute la nuit !

Les faveurs amiénoises (enfin l’organisation), sont pour la musique électronique des groupes dans des salles diverses, et diversement accessibles, ce qui constitue la particularité de la nuit blanche made in Amiens. Je me demande si ce n’est pas pour ces inconvénients qu’on n’en trouve pas sur Paris. Forcement si on n’est pas dedans voir des groupes ben on est dehors, et en plus si on se boit ben on n’est pas dedans… enfin bref ! c’est pas cohérent.

On aurait pu croire que la situation allait être réglée cette année par l’habillage de l’éclairage public des rues aux couleurs différentes (hommage a andy warhol et les lumieres de la cathédrale d'Amiens (J.D.A.) comme c’était indiqué mais au final non, seuls des projecteurs éclairaient les monuments.

Je regrette vraiment que les objectifs de cette nuit blanche ne soient qu’une communication des élus de notre ville, avant le bonheur des amiénois. Amiens c’est pas ça, ce n’est vraiment pas l’image que mérite ma ville. Elle mérite beaucoup mieux. On constate que ce n’est pas parce qu’on décrète dans les discours que c’est une manifestation Familiale, conviviale et ouverte a tous que ça l’est, il faut s’en donner les moyens :

« Comme l’an passé (…) et fort d’un important succès auprès de tous les publics, la Nuit Blanche va à nouveau faire sensation et offrir le centre ville aux talents d’artistes venus d’Amiens et d’ailleurs.

Je me réjouis qu’Amiens soit devenue l’autre ville française avec Paris à proposer cette nuit festive et hors du commun, au cours de laquelle petits et grands peuvent en toute liberté visiter et (re)découvrir des lieux et des monuments de façon insolite, transformés, le temps d’une nuit, en décor naturel d'interventions artistiques. » Gilles DE ROBIEN

A noter : En parlant de moyens, la Nuit Blanche 2006 avait couté 250 000 euros, cette année je l’ignore.

(à suivre les trucs bien de la nuit blanche, si si y en avait)