04 novembre 2008
Si le changement d’Amiens passait par l’intercommunalité
Les 6 secteurs d'Amiens supprimés à l'arrivée de la nouvelle municpalité, ils faisaient doublons avec les 5 secteurs de l'intercommunalité ce qui compliquait la tâche des services. Aujourd'hui ils devraient finalement réapparaître en conseil de proximité. Les 26 comités de quartiers sont sur la sellette car être amiénois serait incompatible avec le fait d'être d'un quartier d'Amiens.
La dernière réunion sur la démocratie qui s’est, soit dit en passant, un peu mieux passée dans la mesure où les élus ont commencé à recevoir les comités de quartier et à les prendre en compte dans leur réflexion, cependant à trop vouloir éviter les travers des assemblées d'habitants (instrumentalisationintrumentalisation...) je ne suis pas sur qu’ils aient saisi leur utilité.
de l'individu immobile, au groupe actif:
En effet, un comité de quartier qui fait son boulot, à savoir, être en parfait contact avec les habitants et cherche a les fédérer (rompre avec l'isolement et l'individualisme et miser sur le collectif), aurait sans doute pu remplir leur chapiteau, et assurer un certain dynamisme. A la place dans le projet présenté de forum permanent, je doute que les amiénois aillent spontanément participer à la démocratie. le comité de quartier constitue une base d'organisation.
« si les groupes privilégiés et intermédiaires triomphent souvent des effectifs numériquement
supérieurs des groupes latent, c’est que les premiers sont en général organisé et actifs tandis que les seconds sont inorganisés et passifs. » Mancour Olson
des identités au sein de l'intercommunalité:
Le Rôle des comités de quartier peut être mis en évidence également à une autre échelle, celle de l’intercommunalité. Une question posée par un habitant venu réclamer que les élus d’Amiens Métropole soient élus directement par les habitants, si on veut enfin pouvoir parler vraiment de démocratie.
La réponse qu'on aurait pu lui faire est que ça pourrait bien va arriver et pour les prochaines élections en 2014. En effet la plupart des intercommunalités se prononcent en faveur de plus de démocratie pour les communautés de communes et communautés d’agglomérations, comme Amiens Métropole. Les assises de l‘intercommunalité réunie à Amiens en 2005 en étaient déjà arrivées aux même conclusions. C’est un peu sur cette réflexion que doit plancher le comité pour la réforme de l’administration locale présidé par Edourad Balladur qui rendra son rapport en Mars prochain.
Seulement voila il y a là derrière l'idée de réduction de communes (36700 en France, 8000 en Allemagne par exemple) . Il me plaît a penser qu’Amiens Métropole est une belle échelle, pour réussir une transformation de ce type.
Aujourd’hui Amiens Métropole a un mode de désignation bien particulier. Une répartition en fonction du nombre d’habitant pour les petites communes je crois jusqu'à 5 pour 5000 habitants, 4 pour 4000, 3 etc. et le reste des sièges pour Amiens. Le résultat conduit a ce qu’Amiens qui à grosso modo 70% des amiénois représentés par 40-45% des sièges. C’est à peu près l’échelle de valeur qu’il faut retenir.
Pour rentrer dans l’ordre, il est évoqué la possibilité d'un découpage un peu comme à Paris en arrondissement avec des élus représentant des portions similaires de la population, pour siéger au conseil d’agglomération.
Un peu à l’image des quartiers d’Amiens, de ces 26 comités de quartiers, ils pourraient un jour (aux prochaines élections servir d'échelle pour élire des représentants d’Amiens Métropole) je pense en effet qu’un quartier comme Saint Pierre à autant de valeur, d’identité qu’une commune comme Rivery ou Camon.
Un jour, aurions nous alors Rivery, Camon comme quartier d’Amiens Métropole ? C’est là la question des fusions de communes qui se pose à l’échelle d’Amiens Métropole comme un impératifs de démocratie. Amiens se pourrait être un beau terrain d’expérimentation, pour une mise en place d'une véritable démocratie à l'échelle de l'agglomération mais a mon avis elle ne se fera que si on permet d'avoir une véritable identité de quartier, qui n'est pas inconciliable avec le sentiment amiénois.
07 septembre 2008
Comités de quartier et conseils de proximité
Il est temps que ça commence, bien que des réunions ont déjà lieu, personnellement je ne sais pas comment on en est informé actuellement, en tout cas ça passe pas par chez moi.
Le sujet de la démocratie a été abordé par la plupart des candidats lors des municipales sans être à proprement parler un intérêt principal pour la population de tous les jours.
Pourtant je partage cet intérêt qui pour moi est central à l’image d’une ville, à la vie d’une ville, à son identité qui n’existe que grâce à la participation des habitants
Quand j’ai commencé à m’intéresser à ces points, c’était les gros débuts de la démocratie amiénoise en 2002 avec les premiers rendez-vous de la démocratie, les jeudis chez vous, les vendredis de la métro. C’est vrai que tout a été mis en place à l’initiative de l’ancienne municipalité, et même avant que la loi du 27 février 2002 qui rend obligatoire les conseils de quartier ne les y oblige.
Seulement beaucoup d’éléments en ont fait des espaces éminemment critiquables.

La limite des comités de quartier s’est vite fait sentir, tant dans la fréquentation, sans jamais chercher à y remédier, puisque ceux qui l’animaient y trouvaient leur compte, c’est la qu’il peut y avoir une dérive clientéliste.
Il aurait fallu fixer des objectifs notamment en taux de fréquentation. Entre un début et une fin de mandat, il doit y avoir des résultats, (Il n’y en a jamais eu). Ils auraient du avoir une obligation d’être intéressant.
Même GdR ne s’en cachait pas même si pour lui la démocratie à toujours été exemplaire (dans son esprit), il ne se gênait pas pour les remettre à leur place en leur disant qu’ils n’étaient pas représentatifs de la population de leur quartier (population d’habitués, plus âgés…). Cela montre bien que tout n’était pas rose. Il est, je pense, logique de revoir ça. Ce que GdR avouait à demi-mot sans jamais rien proposer.
La liberté des comités de quartier a toujours été d’organiser des soirées beaujolais, et diverses fêtes et sorties, toujours pour les habitués… on est toujours dans le clientélisme.
Le Forum de l’union des comités de quartier est toujours resté désespérément vide.
Sur internet des sites inactifs aujourd’hui existent, celui de Jacques Lessard ou encore Christophe Porquier. D’autres inintéressants au possible celui de Brigitte fourré, ou celui de Gilles de Robien juste le temps d’une campagne, et qui sont plus destinés à entretenir une présence pour les fidèles, les amis (Jean-Claude Oger), ou pour espérer un jour reprendre la place qu’on a aujourd’hui perdu (Guillaume Duflot).
L’équipe municipale actuelle prétend changer les choses, apporter du nouveau. La première étape, c’est acheter un barnum pour s’installer dans les quartiers et ainsi inciter les riverains à y rentrer, ils prétendent qu’une assemblé de proximité composée de personnes tirées au sort va tout remplacer, ils entendent même leur attribuer un pouvoir décisionnaire. Ça va quand même changer.
Je ne suis pas persuadé que ce soit ce qu’Amiens avait besoin, pourquoi une trentaine de personnes dans des quartiers seraient plus légitime, comment vont-il englober les autres amiénois ? Est-ce une garantie d’intégrer les plus jeunes ?
De plus comment se satisfaire d’un découpage de quartier ? La on ne parle plus des 26 (?) comités de quartier ? Mais de 8 grandes Zones.
Il aurait été encore à mon sens, plus logique une remise à plat des comités de quartier, une modification en profondeur, sans être indépendants, ils auraient du être partenaire des élus, le lieu ou peuvent se raccrocher tous les habitants qui ne sont pas membre d’association et de fait exclus.
Avant l’information était strictement orientée sur le quartier, excluant de fait les autres amiénois, Visiblement, ils continuent dans ce choix c’est fort dommage, on est absolument pas au courent des réunions dans les autres quartiers en ce moment on est déjà pas informé des réunions qui ont lieu dans nos quartier.
Il faut savoir qu’en terme de démocratie, il faut à la fois des rendez vous qui s’institutionnalisent dans des endroits précis, pour que les habitants aient leurs habitudes. Mais il faut savoir aussi que tout pratique mise en œuvre n’est rarement un succès permanant, il faut toujours se renouveler.
Tous ces changements sont souhaitables pour l’intérêt des amiénois, mais j’ai l’impression qu’il va falloir rester vigilent.





