mon bel amiens ou pour un supplément d'âme amiénois

c'est bien parce que j'aime ma ville. et qu'on a que trop peu l'occasion de partager à ce sujet. Idéale par sa situation, par sa taille, par son milieu, par son histoire, son patrimoine par ses habitants, Amiens est vraiment mon bel Amiens.

06 décembre 2008

Marché de Noël d'Amiens - l'exposition de rue

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J'avais évoqué il y a un moment à propos du carnaval  que l' assocaitaion des commerçants du centre ville,  Amiens Coeur de Ville,souhaitait se désengager de la manifestation car elle mobilisait toute leur énergie, et finances à l'organisation du carnaval. Depuis, le Marché de Noël a remplacé de carnaval et la situation est la même. Mais aussi les commerçants ont fait un peu bouger les lignes depuis. Maintenant certains adhèrent à l'association des commerçants des halles, qui concerve sa liberté en organisant la réderie d'Amiens deux fois par an, elle garde une marge de manoeuvre plus grande. Mais aussi depuis peu les commerçants de la rue de Beauvais, rue Dumeril se sont organisés à leur tour en association baptisée l'avenue des boutiques.

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Leur initiative assez sympa, pour ce Marché de Noël, est d'avoir commandé la réalisation 40 affiches, ou vignettes de bande dessinée par Norédine Allam sur le thème des romans de Jules Verne. Je ne suis pas sur que tous les passants y prêtent forcement attention, mais c'est une belle initiative qu'on ne voit guère plus ailleurs, le temps où les commerçants sassociaient pour décorer les vitrines, une façon coérente d'égayer  une rue commerçante, et même plus encore jusqu'au trottoir, le Courrier Picard explique qu'elles ont été thermocollées sur le trottoir, de les fixer que le trottoir dans dégradation et aussi de marcher dessus sans danger.

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Le Courrier Picard annoncait ce matin que certaines de ces affiches ont été vendalisées dans la nuit de jeudi à vendredi, moi je les ai prises en photo jeudi arpès midi. mais au final je crois qu'il m'en manque encore quelques unes.  En prenant mes photos j'avais remarqué que certaines se décollaient sur les angles. Mais de là a penser qu'on allait chercher à les arracher. J'espère juste, que l'initative sera quand même répétée, car en matière, ils sont vraiment bien partis.



03 décembre 2008

inauguration du MARCHE DE NOEL D'AMIENS

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C'est ce weekend que le marché de Noël a ouvert ses portes dans l'espace piétonier du centre ville d'Amiens et le monde n'a pas tardé à venir, bien qu'il fasse assez froid. Le premier weekend était l'occasion aussi de débuter les illunminations de Noël. Si l'espace est plus grand, les espaces entre les chalets le sont aussi, ce qui en fait un marché assez déconcentré, peut être un peu trop d'ailleurs. à y réfléchir c'est sans doute le seul aussi à avoir cette forme, cela s'explique au fait qu'il est organisé par l'association des commerçants Amiens coeur de ville, il a donc vocation à s'étendre sur le long de la zone commerciale, chaque commerçant voulant profiter du Marché de Noël. D'un autre coté, ces vides ont l'avantage aussi de laisser un peu plus respirer les badeaux qui les autres années n'arrivait pas à circuler, enfin tout est question d'équilibre entre les deux.

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A regret le petit train qui avant parcourait une bonne moitié de la rue des 3 cailloux n'est plus, à la place un petit train place de l'Hotel de ville fait une petite boucle. De plus cette année il n'y a pas du tout de sapin de noël sur le marché, le vrai, abandonné il y a bien 2 ans maintenant avait été remplacé l'an dernier par un faux au pied de la tour Perret. Il n'y en a plus du tout cette année. Les nouvelles attractions ont l'air de plaire notamment les manèges gonflables de la place René Goblet, ou  le petit huit toujours trop excentré de la place du Beffroi.
Pour l'éclairage, des ampoules flash sont désormais un peu partout sur le marché, mais on se rend compte que les ampoules à économie d'énergie ne remplaceront jamais les anciennes tant la lumière qui sans dégage est plutôt un lueur blafarde.

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Cette année Deux chalets se font remarquer, il s'agit d'une famille de canadiens avec des chemises à damier de bucheron qui sont venus vendre du sirop d'érable. j'ignore si les jeux vidéo dans le square saint denis fonctionnent vu qu'il faut payer  4 euros pour y rentrer. La scène dans le square quant à elle accueille les prestations des artistes et associations locales, et enfin la pelouse de la place Gambetta est encore sacrifié (2 fois par ans) pour un jeu d'acrobranche, symbolisant l'île mystérieuse de Jules Verne en plein hiver.

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La ballade sur le marché reste très agréable à tout moment de la journée tant on est happé soit par les lumières à la tombée de la nuit, ou encore par les odeurs qui s'échappent  des chalets, de cannelle et de pomme à coté de l'hôtel de ville, de tartiflette place Gambetta, le sucre chaud des gauffres et autres croustillons de la rue de 3 cailloux, ou encore l'encens des boutiques de cadeau. Doucement on peut là bas sentir arriver la fin d'année.

Le marché de Noël se poursuit jusuq'au 27 décembre.

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(prochain article la fresque des travaux de l'ilot Yvert et Tellier, et les affiches de Jules verne par les commerçants de la rue de Beauvais à l'ocasion du Marché de Noël d'Amiens)

08 novembre 2008

Le Patrimoine en Péril, cas de l'Eglise Saint Rémi

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Tous les étés, des visites du patrimoine sont organisées, il y a peu de curieux qui se déplacent. L’été dernier une visite de l’église Saint Rémi (rue de la République) était au programme, nous n'étions que 5 ou 6 à y assister. La programmation est prévue un an à l’avance pour permettre au guide conférencier de préparer sa visite. J’ai toujours connu cette église fermée pour raison de sécurité, car celle-ci s’effondre. La guide nous confirmera que la dernière fois qu’elle a été ouverte c’était pour une des premières journées du patrimoine, et déjà à l’époque il avait fallu nettoyer l’intérieur des traces que les pigeons avaient pu laisser de leur passage. Aujourd’hui on peut penser que c’est mieux protégé en ce qui concerne les pigeons car des grillages ont été posés, mais l’Eglise est toujours fermée. Problème lorsque la guide a préparé sa visite elle croyait qu’elle serait  ouverte pour l’occasion… Ce qui fait qu’on s’est contenté d’une visite du tour de l’édifice qui n’en est pas moins superbe. Les touristes qui arrivent à Amiens et cherchent la cathédrale la confondent souvent. Si vous restez à coté il est fort probable que des touristes vous demandent si ce n’est pas la cathédrale. Cela m’est arrivé 2 fois.

Les réflexions qu’on s’est posé ce jour là c’était à quand une restauration d’un bâtiment fermé depuis près de 20 ans, au moment où on ferme le coliseum pour 6 mois qu’on investi 2 000 000 d’euros pour refaire la piscine mais aussi les vitres, alors que l’on sait que le stade de la licorne qui n’a pas 10 ans doit déjà être refait. La plupart des constructions neuves doivent être refaites, et pendant des années aucune démarche pour préserver notre patrimoine historique n’a été entreprise.

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Quand on pense à l’église saint Rémi, l’église saint Germain, l’église Saint Anne, au lieu d’effectuer les travaux nécessaires on a préféré fermer les portes. Quand on se rend compte que les constructions modernes d’aujourd’hui les équipements la ville ne tiennent pas les 10 premières années de leur construction et nécessitent des investissements colossaux déjà il y a un problème quelque part mais aussi on a de bonnes raisons de croire que notre patrimoine est en péril. Peut être qu’un jour il ne restera réellement plus que la cathédrale comme la communication de l’office de tourisme le laisse à penser. On aura alors perdu beaucoup.

L’église Saint Rémi pourtant est un peu à l’image de la ville d’Amiens, cette grande ville qui doit sa richesse et la cherche de briller, à l’essor de l’industrie textile et dont la fin du velours aura coupé toute ambition.

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L'église Saint Rémi n’est autre que la transformation petit à petit de l’ancienne église des cordeliers (occupée à l’origine par l’ordre des religieux franciscains (ordre mendiant qui portait une corde autour de la taille en guise de ceinture) reprise par la paroisse Saint Rémi.

L’architecte, Paul Delforterie en 1889 commencera l’édification de l’église dans le style néogothique, projet qui ne sera mené a terme. Le reste de l’église des cordeliers subsiste et constitue aujourd’hui le square Pierre-Marie-Saguez. Seul le cœur de l’église Saint Rémi est réalisé.

La construction de l’église Saint Rémi avait à l’origine créé polémique car la rue de la République impliquait une construction prestigieuse et les financeurs souhaitaient que l’entrée donne sur la rue de la République, or traditionnellement la face principale se trouve orientée vers le Nord. Ni cette façade, ni la flèche ou campanile ne sera finalement construite, faute de financement, mais aussi peut être un intérêt déjà moindre que l’on vouait au culte à la fin du XIXe siècle.

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L’intérieur de l’église renferme de véritables trésors. Des sculptures d’Albert Roze ou encore d’autres de l’ancienne église. Mais ce n’est pas tout, des œuvres les plus abouties de Nicolas Blasset sans commune mesure avec l’ange pleureur de la cathédrale d’Amiens, le monument funéraire des Lannoy et une vierge à l’enfant, des Stalles en bois, dalle funéraire, un orgue du XXe siècle et des vitraux de Gérard Ansart, en font un monument riche de notre patrimoine amiénois qui hélas subit actuellement et depuis trop longtemps un sort bien malheureux. Même n’étant pas croyant, donc encore moins pratiquant, je souhaite pouvoir (moi et tous les amiénois), un jour, entrer dans cette église.

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Photos issues du site internet du ministère de la culture

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17 septembre 2008

Bécassine est amiénoise

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Une chose de plus que peu d'amiénois savent, tout simplement qu'on ne leur a jamais dit.
Bécassine est l'héroïne d'une bande dessinée apparue dans la revue la semaine de Suzette en 1905.

Si ce personnage retrace les aventures d'une bretonne, à l'image d'une provinciale qui fait rire la capitale (la différence entre la campagne et la ville), elle a pu paraître comme étant une mauvaise image pour les bretons qui préféraient dire qu'en fait elle était picarde. Face au succès du personnage auprès des enfants, l'image de Bécassine fut assez vite redorée, comme celle d'une petite fille certes un peu naïve, mais innocente et au grand coeur. La série s'est vue être l'opportunité d'apprendre l'évolution de la société et notamment celle des paysans sur le première moitié du XXeme siècle.

si certains on voulu faire de Bécassine une picarde, c'est tout simplement parce que celui qui la dessinait, est un amiénois. (Émile) Joseph Porphyre Pinchon est né à Amiens le 17 avril 1871, il y a passé son enfance, et ses études avant d'aller travailler à Paris pour y être illustrateur dessinateur, des beaux-arts, à l'armée ou à l'Opéra de Paris. il en sera les directeur artistique. Mais aussi à Compiègne, il sera le directeur artistique des fêtes de Jeanne d'arc.

Le Personnage de Bécassine, préfigure la bande dessinée moderne, dans le style de la ligne claire comme le fera Hergé pour Tintin.

Chevalier puis Officier de la Légion d'honneur, marié à une compiégnoisecompiégnoise, il n'a jamais eu d'enfant. Décédé en 1953, il est enterré à Amiens au cimetière Saint Acheul dans le caveau familiale, dans l'anonymat le plus total. La tombe dans un état de délabrement avancé, n'a plus aucune inscription.
C'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas eu un petit intérêt de la part de la ville. Sans avoir l'excès qu'on a pu connaître avec jules Verne Amiens se doit de mettre à l'honneur, le travail de Pinchon, et au moins le faire connaître aux amiénois, si le cimetière de Saint Acheul, présente les tombes des personnalités connues, celle de Pinchon n'y figure pas. Une totale disparition d'une partie du patrimoine amiénois que se blog s'efforce tout aussi modestement de réparer.

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http://www.pinchon-illustrateur.info
http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9cassine_(bande_dessin%C3%A9e)
http://larcher.c.free.fr/CELEB/PINCHON.HTM

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28 juin 2008

La 31ème Fête dans la Ville d'Amiens fut réussie

Comme je l'avais dit cette année la programmation était plutôt chargée... si bien qu'il était impossible de tout voir. J'ai  croisé une famille qui faisait le tour des festivals d'art de la rue de France et qui venait pour la première fois à Amiens. Elle me racontait que c'était le seul festival qui faisait trop de grand spectacle en même temps et trouvait ça fort dommage, c'était pareil pour moi. De plus, il pensaient que Châlon dans la rue était le plus vieux festival d'art de la rue, mais  pourtant plus jeune que celui d'Amiens.

Métalovoice
Je n'ai pas pu voir le Métalorchestre à l'usine Cosserat. C'était important, juste au moment où l'usine va fermer, tout un pan de notre patrimoine, de l'histoire d'Amiens et du velours qui disparait. Elle a été reprise par un groupe allemand pour soit disant la sauver, alors qu'au résultat il voulait éliminer la concurrence d'une entreprise de plus de 200 ans de qualité et plus préstigieuse que la leur. Les ouvriers ont participé au spectacle en lisant des textes, et l'harmonie Saint Pierre participait également.

C'est  bien une des particularités des arts de la rue où les compagnies sont souvent issues du monde ouvrier et du travail des luttes qui se présentent en France depuis 30 ans.

Le cercle de la litote:
C'était également le cas du cercle de la litote qui présentait babello boulo à la communauté émaüs de Camon. L'histoire est celle de 8 ouvriers qui ne parlent pas le même langage et qui arrivent à s'unir pour bâtir une tour, une tour de lumière.  Tout au long du chantier ils font participer le public à des jeux, des histoires dans leur tente où ils racontent leur vie; puis tout s'accélère, sur une musique prenante ils arrivent à faire courir et danser le public. C'est fort de faire participer tout le monde, Encore une belle réussite.

La dèrnière campagne des municipales a donné l'occasion aux élus actuels de critiquer de la fête dans la ville qui n'était pas une manifestation populaire, qu'il fallait que ça change. Cela s'est trouvé être une critique un peu trop facile. Difficile ensuite d'expliquer à tous les artistes qu'ils n'étaient pas populaires, que les arts de la rue n'étaient pas une manifestation populaire. Je pense qu'ils n'ont pas tappé au bon endroit. En tout cas il y a eu du monde cette année...  quelles seront les perspéctives pour les années suivantes je me le demande.

Annibal et ses éléphants:
A noter le spectacle devant la façade du théâtre municipal d'annibal et les éléphants tout simplement génial, à cinq ils refont à leur sauce Misérables!  leur version du roman de Victor Hugo, c'est drôle et prenant comme on voudrait le voir plus souvent. En plus, d'être abordables, ils participent à une réelle réflexion sur leur métier et la société. c'est vraiment des gens qui montrent que les art de la rueont  toute leur place à Amiens pour faire en sorte qu'il y ait plus de compagnies comme artoutchaud ou chamboultout théâtre qui apportent énormément à la vie d'une ville.

LE SITE DU HANGAR : http://w2.amiens.com/artsdelarue/accueil.html 

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24 juin 2008

Sainte Ulphe et les grenouilles

il y a quelques temps j'avais évoqué mais juste évoqué la légende de sainte Ulphe, thème de la carte de voeux de 2008

( là ici ). A la demande générale voici l'histoire de cette oeuvre.

En 2004, est organisée une exposition qui prend pour thème la cathédrale et les couleurs du monde, la ville commande donc la réalisation de dessins par divers auteurs de bande dessinée pour le festival on a marché sur la bulle. Et c'est en se baladant dans la cathédrale que Juanjo GUARDINO est arrêté par un tableau sur un mur, qu'on ne voit pas très bien il est séduit par la légende de saint Ulphe qu'il raconte. Mais il va lui donner un sacré coup de jeune.

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Ulphe, fille d'un riche seigneur du Vermandois, élevée dans la foi chrétienne, a décidé de consacrer sa vie au Christ. Or, si sa piété est grande, sa beauté ne l'est pas moins. De ce fait, chaque jour, elle est pressée par de nombreux prétendants. Elle ne sait que faire pour les repousser. Un temps, elle simule la folie, négligeant sa tenue, mais la fortune de son père reste un attrait suffisant pour les importuns.

Au désespoir, elle s'enfuit ; pendant des jours elle marche, traversant plaines et forêts, mendiant sa nourriture. Elle arrive à la nuit tombante, exténuée, au bord d'un vaste marécage difficile à franchir (là où l'Avre se jette dans la Noye) à quelques kilomètres d'Amiens. Elle découvre au bord d'un étang, un petit pré où coule une fontaine ; elle s'y désaltère puis, écrasée de fatigue, s'endort. Dans son sommeil, la Vierge lui apparaît auréolée de lumière et lui dit : "Avant d'être avec le Christ pour l'éternité, c'est ici qu'il te faut demeurer pour sanctifier tes jours".

A l'aube, quand elle se réveille, la journée s'annonce chaude, la brume s'élève au dessus des étangs, des bruits furtifs montent des roseaux. Ces lieux solitaires l'inquiètent, se souvenant de son rêve, elle prie la Vierge de lui venir en aide.

Elle ignore qu'un brave et vieil ermite, Domice, qui vit dans une cabane non loin de là, chemine à sa rencontre ; lui aussi a eu un songe : un ange lui a ordonné de prendre soin d'Ulphe.

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Il la rencontre, et grâce à lui, Ulphe a bientôt un abri dans les roseaux. Quelque temps plus tard, Ulphe prend le voile. Au matin de chaque jour, Domice vient la chercher et ensemble, ils se rendent à Amiens pour y entendre la messe puis rentrent, s'abandonnant chacun de leur côté à la prière et à la méditation.

Un été, la chaleur est si lourde et les grenouilles coassent si fort dans les marais qu'Ulphe ne peut s'endormir que fort tard dans la nuit. A l'aube, Domice frappe à sa porte et ne reçoit point de réponse. L'ermite se dit que la jeune fille avait dû se mettre en route avant que ne monte la chaleur du jour. Mais, arrivé à la cathédrale, il ne la voit pas ; il n'écoute l'office que d'une oreille distraite, craignant qu'un malheur ne soit arrivé ; aussi, c'est en pressant le pas qu'il regagne les marais. A l'approche de l'ermitage, il voit Ulphe agenouillée au bord de l'étang ; elle prie. Soudain, sa voix s'élève dominant le tumulte des grenouilles : "Méchantes bêtes, à cause de vous, je n'ai pu me rendre aux matines ; aussi, je vous condamne au silence. Que désormais cet étang ne soit jamais plus troublé par vos cris". Les coassements cessèrent à l'instant et ne reprirent plus ; à tel point, qu'aujourd'hui encore, dans la vallée du Paraclet, les batraciens qui s'y trouvent ne se font jamais plus entendre. Transportés dans d'autres lieux, ils retrouvent leur voix.

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25 mars 2008

la Fanfare Ciocarlia au Festival de Jazz d'Amiens

Je n'ai pas du y aller souvent au festival de Jazz d'Amiens, y aller seul, c'est pas toujours marrant, mais cette année y avait la fanfare Ciocarlia qui jouait, Il ne fallait pas manquer ça! !Normalement  ils remplissent des salles énormes, ils sont connus partout dans le monde, c'est une fanfare tzigane, ils viennent de Roumaine, alors forcement ils font le tour du monde, et ils sont nombreux, habillés à la mode mais pas de chez nous. C'est superbe comme musique. Si vous connaissez Emir Kusturica, et ben c'est pareil, les mêmes morceaux et plus encore. Et le rendu est impeccable.

fanfare ciocarlia (Amiens 2008)

Je croyais vraiment qu'il y aurait eu du monde c'est vraiment beau à entendre et à voir, alors pour une fois que c'est à Amiens! Mais en fait il n'y avait pas besoin de prévoir grand, c'était juste dans le petit chapiteau en bois monté sur le parvis de la maison de la culture, il y avait peut-être 400 personnes maximum dans la salle. Et là encore pas que des gens venus la pour les voir, je ne pense pas. Comme tout bon festival, toute bonne manifestation subventionnée, la condition et de permettre l'accès à tous et aux plus jeunes, aux classes des écoles, alors justement y avait des élèves, des collégiens peut-être, en nombre, mais bon venu là pas de leur choix, et leur demander de venir applaudir un groupe, une fanfare, de mecs habillés en chemise à rayures marrons très années 60, ou 70 (enfin d'une autre époque), c'était un peu trop espérer. Même les musiciens essayaient de les faire bouger, sans façon.

Il est temps vraiment de chercher peut-être avec un peu plus de pédagogie, à trouver une autre façon de rendre accessible la culture aux plus jeunes, de faciliter une éducation culturelle, plutôt qu'en prévoyant des places juste un peu comme ça parce que c'est le compromis, le passage obligé, pour dire qu'on a bien fait, de la part de nos élus, et organisateurs.

Le spectacle de la fanfare était superbe et méritait vraiment d'être vu par plus d'amiénois... pourvu qu'ils reviennent plus nombreux encore et pour une manifestation plus grande encore…

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29 octobre 2007

Picardie Mouv et Le Phare Picardie en scène

Ça faisait longtemps qu'Amiens, (les environs d'Amiens) n'avait pas autant bougé au niveau culturel, successivement deux festivals ont eu lieu en Picardie, à des prix plus qu'abordable, et permettant de voir des artistes, qu'on ne voit pas tous les jours... lephare_hzmg2

Le Festival Le Phare de Corbie, Picardie en scène a eu lieu du 17 au 20 octobre à Corbie. (oui, c'est pas tout a fait Amiens)
Le But de ce festival est d'offrir une scène aux artistes de la région, en tout genre, afin de les mettre en relation avec les réseaux professionnels réunis pour les voir... en gros pour les faire tourner, les produire; et travailler. C'était la deuxième édition, sous le chapiteau monté sur la place de Corbie, qui accueillait également le public, à des tarifs abordables, (une soirée à 5 euros en ce qui me concerne, ou même 2 euros en journée).

C'était vraiment une belle occasion de découvrir des artistes formidables:

ZEF

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Ça faisait plus d'un an que je voulais la voir quand elle s'était produite à la Maison du Théâtre d'Amiens. Cette chanteuse (de Rivery), accompagnée sur scène par Benjamin Bober, fait de la chanson française électro accompagnée par des sons samplés eux même à la bouche, souvent entraînant et pleins d'humour. Elle n'en manque pas non plus entre deux chansons, notamment pour mettre un public en joie comme une classe de "djeun's corbéens" pas forcement venus de leur initiative... Ses chansons aussi sont vraiment agréables... bravo à eux deux...

son myspaceson site .

RODRIGUE

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Alors, lui que pouvait il faire là, il est de Lille. Je l'avais vu aussi y a plus d'un an et demi sur france3 à l'émission tout pour la musique, avec Lio. C'était formidable quand même de le voir à Corbie surtout que c'était sa première fois en Picardie c'est pour dire si des fois on s'interroge sur la place de la culture sur Amiens à savoir si c'est suffisant ou non ?
Bref  entre des prestations sur le Nord de la France et Paris, fallait bien s'arrêter en Picardie. Rodrigue n'a pas non plus d'équivalent, c'est du rock, c'est très joué, c'est même drôle, parfois ridicule mais tellement travaillé qu'on est séduit.
Certes le public picard est parfois difficile à entraîner, ça se vérifie, mais il a bien plu, (et c'est pour dire, Marie (ma charmante accompagnatrice) s'y est plu lol).
Ses chansons se rapportent aux rêves, à l'improbable, à des souvenirs d'enfant, qui auraient grandi, et où l'amour et le sexe auraient pris la place dans le quotidien, même si c'est pas toujours une réussite, c'est la vie . C'est surtout une envie de créer qui l'anime, une création sans limite, pour rend beau, et c'est beau, un bel univers qu'on a plaisir à découvrir.
Vivement qu'il soit programmé à  Amiens. C'est pas normal que ce soit pas déjà fait. J'y serai volontiers...

son myspace ; son site.

6dbfy1qnd9peawr73ypz_1_Le festival Picardie Mouv  du 18 au 28 octobre
Ce festival a plus simplement, (ou plus compliqué, façon de voir) l'objectif de montrer que la Picardie aussi peut recevoir des grands noms, qu'elle en a la capacité. Bien-sur un tremplin organisé sensé promouvoir de jeunes talents locaux, en plus d'artistes, déjà plus avancé mais tout autant locaux faisant les premières parties d'artistes de renom, pour jouer dans des salles de la région. comme l'ouverture par Goran Brégovic au cirque d'Amiens ou Vanessa Paradis, en passant par Florent Marchet. tous cela a des prix encore une fois plutôt abordables.
Ce  fut pour moi, ainsi que pour mes voisins de sièges, l'occasion de découvrir le théâtre de Comédie de Picardie, pourtant amiénois de longue date (voire de toujours), ce qui pose des questions sur la communication, où les choix de programmation culturelle.

Pierre Lapointe

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Quand je dis connu faut croire que pas tant que ça, car la salle n'était pas pleine, mais Pierre Lapointe est un chanteur québécois, plus qu'en devenir, qui fait son bonhomme de chemin dirons nous,  avec encore là un  bel univers, et surtout avec un album superbe "La forêt des mal-aimés". La prestation sur scène est assez drôle,et une bonne ambiance comme on pouvait l'imaginer si ce n'est quand il cherche stopper les photos qui sont prises par le public.

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30 août 2007

point de vue de la tour Perret

La semaine du 15 Août, j’ai eu l’occasion pour la première fois de monter dans la tour Perret, pas très haut juste au 14eme étage de la tour. D’abord étonné de la hauteur sous plafond d’au moins trois mètres ainsi que de la luminosité impressionnante qui pénètrent les appartements. En effet pour auguste Perret les fenêtres se devaient être grandes et allongées en hauteur  représentant l’homme debout.

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La vue est splendide même du 14ème étage (une cinquantaine de mètres de hauteur) on domine tout Amiens  voyant les champs a l’horizon. On distingue la vallée de vignes, la Licorne, à une toute petite distance, la quartier la vallée ou encore les travaux de la place de la gare, également la cathédrale qui domine le centre ville.

Comme quoi même a cette hauteur qui est semblable au sommet de la « futur » tour Vadé déclivité du sol prise en compte, la vue demeure excellente.

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Merci à Cécile de nous avoir ouvert sa porte.

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01 août 2007

Les « Illustrations Picardes » de Gédéon de Foreceville

Gédéon de Forceville est un sculpteur autodidacte (à l’âge 47ans) qui, né à Saint-Maulvis en 1799, est mort à Amiens en 1886.  On lui doit notamment le monument aux illustrations picardes situé aujourd’hui au centre de la place Joffre.

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Ce monument réalisé en 1874, en 20ans représente en effet les personnalités picardes, tel que Delambre l’astronome, le Général Foy, Nicolas Blasset accompagné de son ange pleureur, ainsi que l’architecte de la cathédrale d’Amiens, Robert de Luzarches.

avec_perretLe monument repose sur quatre puits de fondation de 15 mètres de profondeur, une plate forme des 16m² de béton armé est posée dessus, pour une hauteur totale de plus de 13 mètres. Le fût est en granit ceinturé de statues en marbre et les médaillons en bronze. L’allégorie en marbre couronnant le  sommet symbolise la "statuaire" ou "la sculpture" et  pèse pas moins de trois tonnes

Cette œuvre est marquante dans l’histoire d’Amiens, dans la mesure où le choix de son emplacement ne fut définitif qu’au bout de 85ans. C’est en effet en 1962 que la place Joffre fut retenue, selon la volonté du sculpteur.

En effet, Gédéon avait offert le monument à la ville et avait souhaité le voir construit, place Joffre. Devant le refus de la municipalité il avait proposé rue de la République, Mail Albert 1er ou boulevard du Mail. Le conseil municipal de l’époque souhaitait quant à lui qu’elle soit érigée entre la rue de jacobins et la rue Allart, puis sur le rond point de la gare Saint-Roch. Une maquette fut construite et transportée aux divers emplacements ce qui suscita les moqueries de la population. C’est enfin un refus final qui le conduisit à l’ériger sur son terrain, à ses frais, rue Duthoit.

Jules Verne lui-même en fit l’écho dans « une ville idéale », dans laquelle il voyait :

« Place Montplaisir, un monument considérable apparut à mes yeux. Aux quatre angles, les statues de Robert de Luzarches, de Blasset, de Delambre et du général Foy. Aux faces du piédestal, des bustes et des médaillons de bronze. Au-dessus, une femme assise, représentant la statuaire avec cette légende: La Sculptureaux Illustrations Picardes!

Quoi! L’œuvre de notre collègue M. de Forceville reposait enfin sur un socle municipal! C’était à n’y pas croire! »

Enfin en 1962 soit 85 ans plus tard, dans le cadre d’un projet d’aménagement et d’embellissement de la ville que l’œuvre de Gédéon fut nettoyée puis édifiée là où il l’avait toujours demandé, sur la place Joffre, tel qu’on peut le voir aujourd’hui.

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La raison de cette réticence municipale semble être évoquée  par le fait que Gédéon avait choisi de représenter sur le monument Frédéric Sauvage un boulonnais comme l'inventeur de l'hélice appliquée à la navigation et non Charles Dallery l'amiénois qui se disputaient la paternité de l'invention. Forceville avait alors semble t-il choisi.

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