24 septembre 2008
Journées du patrimoine
Il m’a été difficile d’en profiter cette année
Mais la programmation était pour le moins originale (probablement programmée sous l’ancienne municipalité un an à l’avance) avec des visites du stade de la licorne, des halles, de la place de la gare, ou encore du quartier la vallée, et du parvis de la cathédrale.
La visite des quartiers d’Amiens :
Cette année des parcours urbains avaient été programmés sur le thème des maisons et de l’habitat selon les quartiers. Hélas pour celles du samedi matin, elles avaient lieu en même temps que la distribution des places pour l’inauguration du Zénith. Je pensais avoir le temps d’aller les chercher à 9Hoo comme il avait été annoncé. Mais pour les femmes de la mairie de secteur Somme consignes étaient données de ne rien donner avant 10H00, même si ils s’étaient trompés dans l'annonce de l’heure. Ils a donc fallu commencer par attendre une heure dans le couloir, si bien que je n’ai rien vu samedi matin
Des visites « tout public » :
C’est par hasard que je me suis retrouvé à une visite "tout public". C’est la première fois cette année quedes visites tout public avaient été mises en place , à savoir accessibles pour les handicapés, aveugles et sourds, ou encore en fauteuil roulant, mais c’était très étrange. La guide (à mon avis la seul qui avait voulu s’y coller) avait découpé les plans de la cathédrale sur un bout de carton qu’elle avait percé d’une aiguille pour faire découvrir le parcours, mais elle avait également sorti une fève de galette des rois pour pouvoir donner une impression du relief de la façade, c’est pour dire si tout avait été prévu, il était même question de faire « tâter les verrous des portes de la cathédrale » avant de découvrir qu’ils étaient inaccessibles cachés derrière un empilement de chaises (c’était fait sans recherche, sans goût, mise à part la bonne volonté de la guide). Pour l’occasion une traductrice en langue des signes était présente pour traduire la visite. Mais comme celle s’en doutait elle ne servira à rien car, si l’office de tourisme organise ses visites « tout public », elle n’en a pas fait la publicité, si bien qu’il n’y a eu personne ce weekend pour assister aux visites. Si la démarche est évidemment bonne c’est un peu du gâchis. Et la guide de se fait nous demanda de faire tant bien que mal comme si on était handicapé.
C’est l’occasion de rappeler l’état d'entretien de l'intérieur de la cathédrale, je ne l’ai jamais trouvé aussi sale, depuis longtemps maintenant il y a une multitude de mobilier religieux, bancs... provenant probablement d’autres églises fermées qui sommeil dans l’enceinte, mais aussi des estrades devant chaque chapelle ou même à l’intérieur, entre les fientes de pigeon sur les dalles qui ne sont pas entretenu depuis fort longtemps. La construction de bâtiment a proximité de la cathédrale auraient du être l’opportunité d’évacuer tout ce qui est superflu et cachent la grandeur de l’édifice, et restant à la porté dès qu’il y en avait besoin. A cet occasion on a pu apprendre que l’estrade liturgique devrait d’ici peu de temps être remplacé par une véritable scène en dur au cœur de la cathédrale et ainsi fermer l’accès jusqu’aux premiers piliers. L’architecte Legenne (voir plus loin) travaille actuellement sur ce projet qui doit avoir l’approbation de l’architecte des bâtiments de France.
La semaine du patrimoine :
Autres visites intéressantes sont celles qui entourent le weekend maintenant une semaine avant mais aussi la semaine qui suit, des visites sont organisées au rythme d’une visite par jour à 18H00 sur un thème précis, et en ce moment c’est agréable comme cela peut être sujet à polémique.
La Maison de la Culture:
Lundi, c’était la visite de la Maison de la Culture et des Halles du Beffroi, avec en prime l’architecte des Halles qui s’était glissé dans le public. D’un intérêt un peu moindre le contenu de la visite, avec un certain parti pris pas la guide (un amour pour Gilbert Filinger ou dans une moindre mesure le travail de Gilles de Robien) c’est surtout la contestation plaisante et bonne enfant de la part du public présent qui n’est pas du même avis tant pour l’un que pour l’autre. Entre la question de manque d’intérêt du directeur pour les arts plastiques, ou encore sur les prix et l’accessibilité de la MaCu à un public riche et varié malgré une hausse de plus de 30% de la fréquentation « grâce à Monsieur Filinger qui va chercher les abonnés dans les petites communes et qui veut mettre en place du covoiturage »
Les Halles du Beffroi:
Arrivés aux Halles l’architecte Leugenne se présente et nous raconte comment son projet a été sélectionné, plutôt bizarrement, sous René Lamps, un concours est organisé, Serges Delignieres (alors avec René Lamps) souhaite que Legenne y participe, même si c’est à la dernière minute. Devant le jury d’élus dont Gilles de Robien est membre pour l’opposition, Legenne passe en dernier, il a l’habileté de citer en référence l’ensemble des architectes et bâtiments de référence dont il s’est inspiré pour dessiner les halles. A la sortie Gilles de Robien vient le voir et lui demande de l’emmener visiter les batiments important de Paris, une journée pour faire le tour des constructions qu’il estimait importantes de connaître, ce qu’il fera. Son projet ne sera cependant pas retenu a une voix près. Mais le changement de municipalité de 1989, conduit le nouveau maire Gilles de Robien à revenir sur le projet pour lancer un nouveau concours d’architecte et « faire en sorte » de sélectionner le projet de Legenne. La particularité est que les Halles d’Amiens ont été construites sans apport financier de la ville, c’est un montage privé de promoteurs immobiliers, commerciaux et de logements sociaux qui ont permis de construire les halles. Il a fallu concilier tous les intérêts notamment ceux des commerçants.
L’architecte nous explique que la place des halles au départ était plantée d’arbres et trouve dommage qu’il n'y a aucun arbre au final. Ca serait peut-être l’occasion d’y penser. De plus il est dommage que les halles ne se trouvent pas intégrés au centre ville piéton en marge elles sont une peu délaissées. A la Question « pourquoi ne pas avoir ouvert plus la galerie marchande sur tout la longueur sur le ciel plutôt qu’un puits de lumière » …. « A oui vous avez raison ca aurait été bien aussi »répondra l’architecte. Voyant comment les halles se sont construites une personne : « Mais nous on peut rien faire, on décide de rien » comme si c’était une évidence, c’est ça qui est dommage.
C’est vrai one se dit qu’on est capable d’élire un maire (un conseil municipal) mais au final ce vote est bien plus conséquent que de choisir un projet d’architecte alors pourquoi ne pourrions-nous pas influer sur ces choix ?
Petite anecdote sur la place de l’hôtel de ville, les plan incliné en brique rouges de la place, à l’origine devait monter à 1,50 mètres plus haut, Gilles de Robien voyant la hauteur ouvre la fenêtre de son bureau et d’un signe avec la main « plus bas, vous me baissez ça plus bas ». On m’a toujours dit que plus bas c’était impossible car il avait le parking en dessous. A en croire l’architecte, c’est faut aujourd’hui on pourrait pratiquement supprimer la dénivellation et y mettre des arbres.
Reste encore donc les visites de la verrière de la gare et le parvis de la cathédrale ce mercredi et vendredi !
17 septembre 2008
Bécassine est amiénoise
Une chose de plus que peu d'amiénois savent, tout simplement qu'on ne leur a jamais dit.
Bécassine est l'héroïne d'une bande dessinée apparue dans la revue la semaine de Suzette en 1905.
Si ce personnage retrace les aventures d'une bretonne, à l'image d'une provinciale qui fait rire la capitale (la différence entre la campagne et la ville), elle a pu paraître comme étant une mauvaise image pour les bretons qui préféraient dire qu'en fait elle était picarde. Face au succès du personnage auprès des enfants, l'image de Bécassine fut assez vite redorée, comme celle d'une petite fille certes un peu naïve, mais innocente et au grand coeur. La série s'est vue être l'opportunité d'apprendre l'évolution de la société et notamment celle des paysans sur le première moitié du XXeme siècle.
si certains on voulu faire de Bécassine une picarde, c'est tout simplement parce que celui qui la dessinait, est un amiénois. (Émile) Joseph Porphyre Pinchon est né à Amiens le 17 avril 1871, il y a passé son enfance, et ses études avant d'aller travailler à Paris pour y être illustrateur dessinateur, des beaux-arts, à l'armée ou à l'Opéra de Paris. il en sera les directeur artistique. Mais aussi à Compiègne, il sera le directeur artistique des fêtes de Jeanne d'arc.
Le Personnage de Bécassine, préfigure la bande dessinée moderne, dans le style de la ligne claire comme le fera Hergé pour Tintin.
Chevalier puis Officier de la Légion d'honneur, marié à une compiégnoisecompiégnoise, il n'a jamais eu d'enfant. Décédé en 1953, il est enterré à Amiens au cimetière Saint Acheul dans le caveau familiale, dans l'anonymat le plus total. La tombe dans un état de délabrement avancé, n'a plus aucune inscription.
C'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas eu un petit intérêt de la part de la ville. Sans avoir l'excès qu'on a pu connaître avec jules Verne Amiens se doit de mettre à l'honneur, le travail de Pinchon, et au moins le faire connaître aux amiénois, si le cimetière de Saint Acheul, présente les tombes des personnalités connues, celle de Pinchon n'y figure pas. Une totale disparition d'une partie du patrimoine amiénois que se blog s'efforce tout aussi modestement de réparer.
http://www.pinchon-illustrateur.info
http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9cassine_(bande_dessin%C3%A9e)
http://larcher.c.free.fr/CELEB/PINCHON.HTM
07 septembre 2008
Comités de quartier et conseils de proximité
Il est temps que ça commence, bien que des réunions ont déjà lieu, personnellement je ne sais pas comment on en est informé actuellement, en tout cas ça passe pas par chez moi.
Le sujet de la démocratie a été abordé par la plupart des candidats lors des municipales sans être à proprement parler un intérêt principal pour la population de tous les jours.
Pourtant je partage cet intérêt qui pour moi est central à l’image d’une ville, à la vie d’une ville, à son identité qui n’existe que grâce à la participation des habitants
Quand j’ai commencé à m’intéresser à ces points, c’était les gros débuts de la démocratie amiénoise en 2002 avec les premiers rendez-vous de la démocratie, les jeudis chez vous, les vendredis de la métro. C’est vrai que tout a été mis en place à l’initiative de l’ancienne municipalité, et même avant que la loi du 27 février 2002 qui rend obligatoire les conseils de quartier ne les y oblige.
Seulement beaucoup d’éléments en ont fait des espaces éminemment critiquables.

La limite des comités de quartier s’est vite fait sentir, tant dans la fréquentation, sans jamais chercher à y remédier, puisque ceux qui l’animaient y trouvaient leur compte, c’est la qu’il peut y avoir une dérive clientéliste.
Il aurait fallu fixer des objectifs notamment en taux de fréquentation. Entre un début et une fin de mandat, il doit y avoir des résultats, (Il n’y en a jamais eu). Ils auraient du avoir une obligation d’être intéressant.
Même GdR ne s’en cachait pas même si pour lui la démocratie à toujours été exemplaire (dans son esprit), il ne se gênait pas pour les remettre à leur place en leur disant qu’ils n’étaient pas représentatifs de la population de leur quartier (population d’habitués, plus âgés…). Cela montre bien que tout n’était pas rose. Il est, je pense, logique de revoir ça. Ce que GdR avouait à demi-mot sans jamais rien proposer.
La liberté des comités de quartier a toujours été d’organiser des soirées beaujolais, et diverses fêtes et sorties, toujours pour les habitués… on est toujours dans le clientélisme.
Le Forum de l’union des comités de quartier est toujours resté désespérément vide.
Sur internet des sites inactifs aujourd’hui existent, celui de Jacques Lessard ou encore Christophe Porquier. D’autres inintéressants au possible celui de Brigitte fourré, ou celui de Gilles de Robien juste le temps d’une campagne, et qui sont plus destinés à entretenir une présence pour les fidèles, les amis (Jean-Claude Oger), ou pour espérer un jour reprendre la place qu’on a aujourd’hui perdu (Guillaume Duflot).
L’équipe municipale actuelle prétend changer les choses, apporter du nouveau. La première étape, c’est acheter un barnum pour s’installer dans les quartiers et ainsi inciter les riverains à y rentrer, ils prétendent qu’une assemblé de proximité composée de personnes tirées au sort va tout remplacer, ils entendent même leur attribuer un pouvoir décisionnaire. Ça va quand même changer.
Je ne suis pas persuadé que ce soit ce qu’Amiens avait besoin, pourquoi une trentaine de personnes dans des quartiers seraient plus légitime, comment vont-il englober les autres amiénois ? Est-ce une garantie d’intégrer les plus jeunes ?
De plus comment se satisfaire d’un découpage de quartier ? La on ne parle plus des 26 (?) comités de quartier ? Mais de 8 grandes Zones.
Il aurait été encore à mon sens, plus logique une remise à plat des comités de quartier, une modification en profondeur, sans être indépendants, ils auraient du être partenaire des élus, le lieu ou peuvent se raccrocher tous les habitants qui ne sont pas membre d’association et de fait exclus.
Avant l’information était strictement orientée sur le quartier, excluant de fait les autres amiénois, Visiblement, ils continuent dans ce choix c’est fort dommage, on est absolument pas au courent des réunions dans les autres quartiers en ce moment on est déjà pas informé des réunions qui ont lieu dans nos quartier.
Il faut savoir qu’en terme de démocratie, il faut à la fois des rendez vous qui s’institutionnalisent dans des endroits précis, pour que les habitants aient leurs habitudes. Mais il faut savoir aussi que tout pratique mise en œuvre n’est rarement un succès permanant, il faut toujours se renouveler.
Tous ces changements sont souhaitables pour l’intérêt des amiénois, mais j’ai l’impression qu’il va falloir rester vigilent.







