Il m’a été difficile d’en profiter cette année

Mais la programmation était pour le moins originale (probablement programmée sous l’ancienne municipalité un an à l’avance)  avec des visites du stade de la licorne, des halles, de la place de la gare, ou encore du quartier la vallée, et du parvis de la cathédrale.

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La visite des quartiers d’Amiens :

Cette année des parcours urbains avaient été programmés sur le thème des maisons et de l’habitat selon les quartiers. Hélas pour celles du samedi matin, elles avaient lieu en même temps que la distribution des places pour l’inauguration du Zénith. Je pensais avoir le temps d’aller les chercher à 9Hoo comme il avait été annoncé.  Mais pour les femmes de la mairie de secteur Somme consignes  étaient données de ne rien donner avant 10H00, même si ils s’étaient trompés dans l'annonce de l’heure. Ils a donc fallu commencer par attendre une heure dans le couloir, si bien que je n’ai rien vu samedi matin

Des visites « tout public » :

C’est par hasard que je me suis retrouvé à une visite "tout public". C’est la première fois cette année quedes visites tout public avaient été mises en place , à savoir accessibles pour les handicapés, aveugles et sourds, ou encore en fauteuil roulant, mais c’était très étrange. La guide (à mon avis la seul qui avait voulu s’y coller) avait découpé les plans de la cathédrale sur un bout de carton qu’elle avait percé d’une aiguille pour faire découvrir le parcours, mais elle avait également sorti une fève de galette des rois pour  pouvoir  donner une impression du relief de la façade, c’est pour dire si tout avait été prévu,  il était même question de faire « tâter les verrous des portes de la cathédrale » avant de découvrir qu’ils étaient inaccessibles  cachés derrière un empilement de chaises (c’était fait sans recherche, sans goût, mise à part la bonne volonté de la guide). Pour l’occasion une traductrice en langue des signes était présente pour traduire la visite. Mais comme celle s’en doutait elle ne servira à rien car, si l’office de tourisme organise ses visites « tout public », elle n’en a pas fait la publicité, si bien qu’il n’y a eu personne ce weekend pour assister aux visites. Si la démarche est évidemment bonne c’est un peu du gâchis. Et la guide de se fait nous demanda de faire tant bien que mal comme si on était handicapé.

C’est l’occasion de rappeler l’état d'entretien de l'intérieur de la cathédrale, je ne l’ai jamais trouvé aussi sale, depuis longtemps maintenant il y a une multitude de mobilier religieux, bancs... provenant probablement d’autres églises fermées qui sommeil dans l’enceinte, mais aussi des estrades devant chaque chapelle ou même à l’intérieur, entre les fientes de pigeon sur les dalles qui ne sont pas entretenu depuis fort longtemps. La construction de bâtiment a proximité de la cathédrale auraient du être l’opportunité d’évacuer tout ce qui est superflu et cachent la grandeur de l’édifice, et restant à la porté dès qu’il y en avait besoin. A cet occasion on a pu apprendre que l’estrade liturgique  devrait d’ici peu de temps être remplacé par une véritable scène en dur au cœur de la cathédrale  et ainsi fermer l’accès jusqu’aux premiers piliers. L’architecte Legenne (voir plus loin) travaille actuellement sur ce projet qui doit avoir l’approbation de l’architecte des bâtiments de France.

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La semaine du patrimoine :

Autres visites intéressantes sont celles qui entourent le weekend maintenant une semaine avant mais aussi la semaine qui suit, des visites sont organisées au rythme d’une visite par jour à 18H00 sur un thème précis, et en ce moment c’est agréable comme cela peut être sujet à polémique.

La Maison de la Culture:
Lundi, c’était la visite de la Maison de la Culture et des Halles du Beffroi, avec en prime l’architecte des Halles qui s’était glissé dans le public. D’un intérêt un peu moindre le contenu de la visite, avec un certain parti pris pas la guide (un amour pour Gilbert Filinger ou dans une moindre mesure le travail de Gilles de Robien) c’est surtout la contestation plaisante et bonne enfant de la part du public présent qui n’est pas du même avis tant pour l’un que pour l’autre. Entre la question de manque d’intérêt du directeur pour les arts plastiques, ou encore sur les prix et l’accessibilité de la MaCu à un public riche et varié malgré une hausse de plus de 30% de la fréquentation « grâce à Monsieur Filinger qui va chercher les abonnés dans les petites communes et qui veut mettre en place du covoiturage »

Les Halles du Beffroi:
Arrivés aux Halles l’architecte Leugenne se présente et nous raconte comment son projet a été sélectionné, plutôt bizarrement, sous René Lamps, un concours est organisé, Serges Delignieres (alors avec René Lamps) souhaite que Legenne y participe, même si c’est à la dernière minute. Devant le jury d’élus dont Gilles de Robien est membre pour l’opposition, Legenne passe en dernier, il a l’habileté de citer en référence l’ensemble des architectes et bâtiments de référence dont il s’est inspiré pour  dessiner les halles. A la sortie Gilles de Robien vient le voir et lui demande de l’emmener visiter les batiments important de Paris, une journée pour faire le tour des constructions qu’il estimait importantes de connaître, ce qu’il fera. Son projet ne sera cependant pas retenu a une voix près. Mais le changement de municipalité de 1989,  conduit le nouveau maire Gilles de Robien à  revenir sur le projet pour lancer un nouveau concours d’architecte et « faire en sorte » de sélectionner le projet de Legenne. La particularité est que les Halles d’Amiens ont été construites sans apport financier de la ville, c’est un montage privé de promoteurs immobiliers, commerciaux et de logements sociaux qui ont permis de construire les halles. Il a fallu concilier tous les intérêts notamment ceux des commerçants.

L’architecte nous explique que la place des halles au départ était plantée d’arbres et trouve dommage qu’il n'y a aucun arbre au final. Ca serait peut-être l’occasion d’y penser. De plus il est dommage que les halles ne se trouvent pas intégrés au centre ville piéton en marge elles sont une peu délaissées. A la Question  « pourquoi ne pas avoir ouvert plus la galerie marchande sur tout la longueur sur le ciel plutôt  qu’un puits de lumière » …. « A oui vous avez raison ca aurait été bien aussi  »répondra l’architecte. Voyant comment les halles se sont construites une personne : « Mais nous on peut rien faire, on décide de rien » comme si c’était une évidence,  c’est ça qui est dommage.
C’est vrai one se dit qu’on est capable d’élire un maire (un conseil municipal) mais au final ce vote est bien plus conséquent que de choisir un projet d’architecte alors pourquoi ne pourrions-nous pas influer sur ces choix ?

Petite anecdote sur la place de l’hôtel de ville,  les plan incliné en brique rouges de la place, à l’origine devait monter à 1,50 mètres plus haut, Gilles de Robien voyant  la hauteur  ouvre la fenêtre de son bureau et d’un signe avec la main « plus bas, vous me baissez ça plus bas ». On m’a toujours dit que plus bas c’était impossible car il avait le parking en dessous. A en croire l’architecte, c’est faut aujourd’hui on pourrait pratiquement supprimer la dénivellation et y mettre des arbres.

Reste encore donc les visites de la verrière de la gare et le parvis de la cathédrale ce mercredi et vendredi !