L'histoire est longue! Elle commence comme beaucoup d'histoires avec l'ancienne municipalité. Et la critique est due à l'opposition de l'époque (la majorité actuelle, qu'on s'y retrouve). En période électorale, on a toujours vu les élus de Gauche s'étonner s'insurger de la disposition des colonnes Morris (colonnes d'affichage) dans la ville et de leur si petit nombre. Robien n'a jamais voulu revoir sa copie dans la mesure où le minimun légal était respecté sur Amiens. Et le minimun c'est 12 cm² par habitant:

Comment sanctionner des étudiants pour « affichage sauvage » quand seulement un habitant ne dispose que de 12 cm2 pour s’exprimer ? Pas de commune mesure avec l’affichage publicitaire qui, lui, peut s’étaler dans l’espace public sur 4046 m2 (contre 161 m2 d’affichage libre ; 450 dispositifs publicitaires contre 14 colonnes Morris et 4 panneaux de 3,7 m2 pour l’affichage libre ). Donne-t-on seulement la parole à ceux qui payent ? Conséquence inévitable de cette situation : les rares lieux d’affichage sont surchargés, annulant ainsi la visibilité de l’information. Amiens a beau respecter les dispositions légales générales concernant la place de l’affichage d’opinion, on peut s’interroger sur la légitimité de lois qui accordent aux intérêts privés une place écrasante dans un espace appartenant avant tout aux habitants.

affichage public amiens colonneaffichage public amiens panneau

Seulement il faut les voir ces colonnes Morris ! 14 colonnes et 4 panneaux perdus dans la ville, soit accolés contre un mur, soit trop loin pour garantir une visibilité de tous. Pourtant elles représentent notre liberté d'expression. Nous somme libres de nous en servir pour diffuser une quelconque information. mais voilà elles servent surtout à afficher  les concerts qui ont lieu sur Amiens. On n'en trouve aucune en centre ville.

manifestation liberté d'expression amiens

C'est dommage car elles auraient pu servir en mai dernier pour commémorer mai 68 un collectif national a refait des affiches à la façon de mai 68, un groupe de jeunes à voulu les coller en ville, mais je ne sais pas ils ont cru que l'affichage sauvage allait passer, certains ont fini en garde à vue. mais bon les coller sur les colonnes morris n'aurait strictement servi à rien.

Photobucketaffiche mai 2008

Plus étonnant encore l'opposition d'hier affirme dans la presse qu'aujourd'hui devenue majorité ce n'est plus une priorité, il y a d'autres sujets plus importants comme la refonte du journal amiens ville.
Je pense que la première mesure qui aurait dû être prise en priorité et qui n'imposait pas des mois de réflexion, c'était bien la multiplication des espaces d'affichage public avec un en centre ville. La portée était symbolique et le geste fort et se démarquait de l'ancienne municipalité sans être d'un coût exorbitant (quand on voit la multiplication actuelle du mobilier urbain en centre ville poubelles plots bancs, cubes, porte-vélo, il y en a partout rue de Noyon et place de la gare, ou encore le changement par Decaux des abris bus ainsi que la mulitiplication actuelle des sucettes au bord de la route, il y a vraiment d'autres priorités.